Vous le savez certainement déjà : nous aimons profondément la Bretagne. C’est notre région, celle où nous vivons, mais aussi celle que nous continuons à explorer avec toujours autant d’émerveillement. Et même si nous ne sommes probablement pas totalement objectifs, nous restons convaincus qu’il s’agit de la plus belle région de France ! Chaque saison lui offre une atmosphère différente, entre les couleurs changeantes de l’océan, les falaises balayées par le vent, les petits ports de caractère et les immenses plages sur lesquelles on pourrait marcher pendant des heures.
Pour ce nouveau séjour breton, nous avons pris la direction de la Côte d’Émeraude et des Côtes-d’Armor pour suivre un itinéraire de cinq jours entre Cancale, Dinard, Saint-Cast-le-Guildo, Erquy et Pléneuf-Val-André. Une escapade rythmée par les grandes marées, les randonnées sur le sentier côtier, les bonnes adresses, les rencontres avec des artisans locaux et quelques expériences beaucoup plus insolites.
La particularité de ce séjour ? Nous avons commencé par trois jours en amoureux avec Maxime, avant d’être rejoints par James pour deux journées en famille. Cela nous a permis de découvrir plusieurs facettes de la destination : prendre le temps de nous retrouver autour de belles tables et de longues promenades face à la mer, puis partir à la recherche d’activités adaptées à un enfant de quatre ans. Balade à poney, pêche à pied, café céramique, pique-nique dans les arbres… la Côte d’Émeraude réserve aussi de très belles surprises aux familles !
Dans cet article, nous vous partageons notre itinéraire complet de cinq jours, nos hébergements, nos restaurants préférés et toutes les expériences qui ont rendu cette parenthèse bretonne si spéciale.



Visiter la Bretagne en septembre : une bonne idée ?
Pendant ces cinq jours sur la Côte d’Émeraude, nous avons eu la chance de profiter de très belles journées ensoleillées. Les températures étaient agréables pour randonner, faire du kayak ou simplement déjeuner en terrasse, sans avoir trop chaud. Les soirées et les matinées peuvent cependant être fraîches et, comme souvent en Bretagne, la météo évolue rapidement. Prévoyez plusieurs couches de vêtements, un coupe-vent et une veste imperméable afin de pouvoir adapter facilement votre tenue au fil de la journée.
Voyager en septembre permet également de découvrir les sites les plus connus dans une atmosphère beaucoup plus paisible. Nous avons pu prendre notre temps sur les plages, admirer les paysages sans la foule estivale et réserver plus facilement certaines activités ou bonnes adresses. Les journées restent suffisamment longues pour construire un programme complet et profiter des couchers de soleil sur la côte.
L’arrière-saison possède enfin une lumière particulièrement belle en Bretagne. Le ciel changeant fait ressortir les nuances bleues et vertes de la mer, tandis que les premiers rayons plus doux donnent énormément de relief aux falaises et aux paysages. Bien sûr, le soleil n’est jamais garanti, mais c’est aussi ce qui rend la Bretagne si belle : ici, une même journée peut offrir plusieurs ambiances complètement différentes !

Découvrir la Côte d’Émeraude pendant les grandes marées
Notre séjour coïncidait avec les grandes marées, ce qui a rendu la découverte de la Côte d’Émeraude encore plus impressionnante. À quelques heures d’intervalle, les paysages se transforment complètement : les plages disparaissent presque à marée haute, puis la mer se retire très loin et dévoile un immense estran composé de sable, de rochers et de petites mares. Nous avions parfois l’impression de découvrir deux endroits totalement différents au cours d’une même journée !
Les grandes marées sont également une période particulièrement appréciée pour pratiquer la pêche à pied. Lorsque la mer se retire, elle permet de partir à la recherche de coquillages et de petits crustacés cachés sous le sable ou entre les rochers. C’est une activité très ludique à faire en famille, à condition de respecter la réglementation locale : les tailles minimales et les quantités autorisées varient selon les espèces et les secteurs. Il faut également vérifier que la zone est ouverte et que les coquillages peuvent être consommés sans risque. La carte du site Pêche à pied responsable permet de consulter la qualité sanitaire des différents sites bretons et les éventuelles interdictions temporaires.
La principale règle de sécurité consiste à ne jamais sous-estimer la vitesse à laquelle la mer remonte. Avant de partir, consultez les horaires officiels des marées, la météo et l’heure de la basse mer. Prévenez également un proche, emportez un téléphone chargé et gardez toujours un repère visuel vers la côte. N’attendez surtout pas de voir l’eau monter autour de vous pour rebrousser chemin : commencez à revenir suffisamment tôt et restez attentifs aux chenaux qui peuvent se remplir rapidement et couper le passage vers la terre. En cas d’urgence sur le littoral, le numéro à contacter est le 196.
Enfin, la pêche à pied doit rester respectueuse de cet environnement particulièrement fragile. Remettez les pierres dans leur position initiale après les avoir soulevées, ne prélevez que ce que vous consommerez, relâchez immédiatement les animaux trop petits et respectez les espaces protégés ainsi que les concessions ostréicoles. Même sans rien ramasser, se promener sur l’estran et observer toute la vie qui apparaît à marée basse constitue déjà une très belle expérience !

Jour 1 — Découvrir Cancale et ses traditions
Nous avons commencé cette escapade sur la Côte d’Émeraude par Cancale, une ville que nous connaissons déjà très bien, mais que nous prenons toujours autant de plaisir à retrouver. Il faut dire que le port de la Houle possède une atmosphère vraiment particulière, avec ses anciennes maisons de pêcheurs alignées face à la baie, ses terrasses, ses bateaux et l’odeur iodée qui accompagne chaque promenade.
Cette fois-ci, notre arrivée coïncidait avec les grandes marées. Le paysage était donc en perpétuelle évolution : en l’espace de quelques heures, la mer se retirait très loin et laissait apparaître les parcs à huîtres, avant de revenir recouvrir progressivement toute la baie. Même lorsque l’on connaît Cancale, ce spectacle reste impressionnant. Nous avons adoré observer la ville changer complètement de visage au fil de la journée.


Flâner sur le port de la Houle
Nous avons commencé par marcher tranquillement le long du port de la Houle, sans programme très précis. C’est certainement la meilleure manière de découvrir Cancale : regarder les ostréiculteurs travailler, admirer les bateaux et s’arrêter devant les nombreuses petites boutiques, cafés, restaurants installés le long des quais. Nous avons naturellement rejoint le marché aux huîtres, situé à l’extrémité du port. Ici, plusieurs producteurs vendent leurs huîtres à déguster directement face à la baie (même à l’heure du goûter, comme nous !). Une fois terminées, ont jettent les coquilles sur la plage, où elles forment un étonnant tapis blanc. Difficile d’imaginer une expérience plus typiquement cancalaise !
Avec la grande marée, les parcs ostréicoles se dévoilaient à perte de vue devant nous. Quelques heures plus tard, ils avaient presque entièrement disparu sous l’eau. C’est ce que nous aimons tellement à Cancale : on peut revenir plusieurs fois au même endroit et ne jamais observer exactement le même paysage.


Découvrir les parcs à huîtres avec Ostréika
Nous avions déjà observé les parcs à huîtres depuis le port de Cancale, mais nous n’avions encore jamais pris le temps de nous aventurer au cœur de cet univers qui nous était totalement étranger. Pour cette première expérience, nous avions rendez-vous avec Inga d’Ostréika, juste en contrebas du marché aux huîtres. Le point de rendez-vous est assez amusant et impossible à manquer : il suffit de chercher la remorque remplie de bottes et Inga, reconnaissable à ses bottes blanches ! À notre arrivée, chacun récupère une paire adaptée à sa pointure — pensez simplement à apporter des chaussettes — puis nous descendons ensemble sur l’estran. En quelques pas, nous quittons l’animation du port pour nous retrouver au milieu des parcs, avec une vue magnifique sur toute la baie du Mont-Saint-Michel.

Ancienne employée ostréicole, biologiste de formation et guide nature depuis une dizaine d’années, Inga connaît parfaitement ce milieu. Pendant près d’une heure et demie, elle nous a expliqué toutes les étapes de l’élevage de l’huître de Cancale, depuis sa reproduction jusqu’à sa mise en bourriche. Elle nous a également raconté l’histoire de l’ostréiculture locale et celle de l’huître plate, intimement liée au patrimoine de Cancale. Nous avons trouvé la visite vraiment passionnante ! Nous ne soupçonnions pas tout le travail, le temps et les nombreuses manipulations nécessaires avant qu’une huître arrive dans notre assiette. Le métier est entièrement rythmé par les marées et demande une véritable connaissance de la baie. Pouvoir découvrir tout cela directement sur le terrain, les bottes dans la vase et entourés par les parcs à huîtres, rend les explications particulièrement concrètes.
C’était également assez fou de se dire que l’endroit où nous marchions serait de nouveau entièrement recouvert par la mer quelques heures plus tard. Avec les grandes marées, le paysage semblait s’étendre à l’infini et renforçait encore davantage cette impression d’être entrés dans un monde habituellement inaccessible. La visite coûte 14 € par adulte et dure environ 1 h 15 à 1 h 30 selon les marées. La location des bottes est comprise dans le tarif et les pointures vont du 21 au 50. Prévoyez des chaussettes ainsi qu’un pantalon qui ne craint pas les éventuelles projections de vase. Le règlement s’effectue sur place en espèces ou par chèque. La dégustation n’est pas incluse, mais il est très facile de prolonger l’expérience en achetant quelques huîtres au marché installé juste au-dessus ! Les départs étant organisés en fonction des marées, la réservation est obligatoire : retrouvez le planning et toutes les informations pratiques sur le site officiel d’Ostréika.




Déjeuner chez Bleu de Prusse
Après notre visite des parcs à huîtres, nous avons rejoint Bleu de Prusse, une jolie adresse située dans le centre de Cancale, où nous avions prévu de déjeuner. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec beaucoup de gentillesse par Aurore, qui a immédiatement contribué à nous faire sentir comme à la maison. Nous avons commencé par déguster un excellent flat white avant de passer à table. Au menu ce jour-là : un cabillaud accompagné d’un écrasé de pommes de terre ainsi qu’une succulente tarte aux tomates et à la mozzarella. Une cuisine simple, généreuse et faite maison, exactement comme nous l’aimons.
Au-delà de ce que nous avons mangé, nous avons adoré l’ambiance de quartier qui règne chez Bleu de Prusse. Pendant notre déjeuner, les habitués se succédaient pour boire leur café, discuter quelques minutes avec Aurore ou venir chercher une part de gâteau à emporter. On sent immédiatement qu’il s’agit d’un véritable lieu de vie, chaleureux et sans prétention, où les clients aiment revenir. Nous n’avions malheureusement plus le temps de rester pour le dessert, mais il était impossible de repartir sans goûter aux pâtisseries ! Nous avons donc emporté deux cookies pour la suite de notre journée et ils étaient absolument dingues. Une superbe adresse que nous vous recommandons autant pour déjeuner que pour prendre un café ou succomber devant la vitrine des gâteaux !
Adresse : 11 rue du Général-Leclerc, 35260 Cancale
Informations et actualités : Bleu de Prusse sur Instagram


Rencontrer Astrid dans l’atelier Les Cancalaises
Nous avons ensuite poussé la porte de l’atelier Les Cancalaises, installé sur le port de la Houle. Depuis 2020, Astrid y confectionne entièrement à la main des sandales en cuir, réalisées sur mesure et à la demande. Chaque paire est unique : il est possible de choisir son modèle, ses couleurs et différentes finitions parmi une très jolie sélection de cuirs. Nous avons adoré découvrir les différentes étapes de fabrication et observer Astrid travailler dans son atelier face à la mer. Tout commence par la prise des mesures du pied avant la découpe du cuir, l’assemblage des lanières et la pose de la semelle. Un véritable savoir-faire artisanal qui demande énormément de précision et de patience.
Les modèles sont proposés pour les femmes, les hommes et les enfants, avec de nombreuses couleurs permettant de créer une paire totalement personnalisée. Si vous souhaitez rencontrer Astrid ou commander vos propres sandales, pensez à prendre rendez-vous : l’atelier accueille les visiteurs uniquement sur réservation (elle changera d’ailleurs d’atelier prochainement – infos à venir).



Admirer le coucher du soleil à la Pointe du Grouin
En fin de journée, nous avons pris la direction de la Pointe du Grouin, située à quelques kilomètres du centre de Cancale. Ce promontoire rocheux marque l’entrée de la baie du Mont-Saint-Michel et offre l’un des plus beaux panoramas de la Côte d’Émeraude.
Plusieurs sentiers permettent de marcher autour de la pointe et d’admirer les falaises, l’île des Landes et l’immensité de la mer. Le paysage est particulièrement spectaculaire lorsque les vagues viennent frapper les rochers et que les oiseaux marins tournoient au-dessus de la réserve naturelle.
Nous y sommes arrivés pour le coucher du soleil et la lumière était absolument magnifique. Le ciel changeait de couleur au fil des minutes, tandis que les derniers rayons illuminaient la côte. Même lorsque l’on vit en Bretagne et que l’on connaît déjà ces paysages, ce genre de moment continue de nous émerveiller. Prévoyez simplement une veste : une fois le soleil couché, le vent peut rapidement se lever sur la pointe !






Dîner chez Juste à Côté
Pour terminer cette première journée, nous avons dîné chez Juste à Côté, un bistrot installé face à la baie de Cancale. Lors de notre passage, la route panoramique était fermée à la circulation, ce qui rendait l’endroit encore plus paisible. Sans le bruit des voitures, nous pouvions pleinement profiter de la vue et de cette atmosphère si particulière. Ce soir-là, la mer était très haute et parfaitement calme, presque immobile. Une véritable mer d’huile ! Depuis notre table, le panorama était absolument superbe et donnait au dîner un petit côté hors du temps. Après avoir observé les parcs à huîtres entièrement découverts quelques heures auparavant, il était assez fou de voir la baie complètement remplie par la mer. Dans l’assiette, j’ai choisi les moules de la baie accompagnées d’un fumet crémé et de frites maison, tandis que Maxime a dégusté un plat préparé autour de l’andouille de Guémené. Nous avons adoré nos deux assiettes, à la fois généreuses et pleines de saveurs bretonnes.
Informations, carte et réservation : site de Juste à Côté

Dormir dans La Tourelle à la Métairie du Vauhariot
Pour cette première nuit à Cancale, nous avons séjourné à la Métairie du Vauhariot, dans un hébergement vraiment atypique : La Tourelle. Contrairement à ce que sa forme pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’un ancien moulin, mais de l’ancien pigeonnier de cette demeure datant de la fin du XVIIe siècle. Aménagée en duplex dans la tour ronde de la propriété, La Tourelle possède un petit salon et une salle de bains au rez-de-chaussée, tandis que la chambre se trouve à l’étage. Nous avons adoré dormir dans ce petit cocon plein de charme, mais le plus beau restait évidemment la vue sur la mer ! La suite dispose également d’un petit jardin privatif depuis lequel on peut admirer la baie. Une adresse paisible et dépaysante, parfaite pour terminer notre première journée sur la Côte d’Émeraude.
Adresse : 66 rue des Français-Libres, 35260 Cancale
Réservation : site officiel de la Métairie du Vauhariot


Jour 2 — Dinard, entre villas, mosaïques et bonnes adresses
Dinard occupe une place très particulière dans notre histoire. Le papa de Maxime y habite et Maxime y passe tous ses étés depuis qu’il est tout petit ! Contrairement aux autres étapes de ce séjour, nous n’arrivions donc pas ici en terre inconnue. Nous connaissons déjà très bien la ville, ses plages, ses quartiers et ses promenades, mais nous sommes toujours aussi heureux d’y revenir.
C’est aussi ce que nous aimons à Dinard : même après toutes ces années, la ville continue de nous surprendre. Il suffit d’emprunter un autre chemin, de pousser la porte d’une nouvelle adresse ou de participer à une visite guidée pour la redécouvrir complètement. Cette deuxième journée sur la Côte d’Émeraude nous a ainsi permis de retrouver certains de nos endroits préférés tout en portant un nouveau regard sur une ville que nous pensions pourtant bien connaître.



Admirer les villas depuis la promenade au Clair de Lune
Nous avons commencé notre journée par l’une des promenades les plus emblématiques de Dinard : la promenade au Clair de Lune. Nous nous baladons ici depuis des années et nous sommes pourtant toujours aussi émerveillés par le paysage ! Le chemin longe la mer, passe au pied des villas et offre de très beaux points de vue sur Saint-Malo, dont les remparts se dessinent juste en face, de l’autre côté de l’estuaire de la Rance. Ce que nous aimons particulièrement ici, c’est que le décor ne semble jamais tout à fait identique. En fonction de la lumière et de la marée, la mer passe du bleu profond au vert émeraude, les bateaux apparaissent ou disparaissent et Saint-Malo semble parfois toute proche. Les palmiers, les jardins et les magnifiques demeures qui dominent la promenade ajoutent une atmosphère presque méditerranéenne, assez inattendue en Bretagne.
La promenade est facile et permet de profiter du bord de mer sans nécessairement prévoir une longue randonnée. C’est vraiment l’une des premières balades que nous conseillons pour découvrir Dinard, car elle réunit tout ce qui fait le charme de la ville : les villas, la végétation, la mer et les panoramas sur la cité corsaire. Si vous disposez d’un peu plus de temps et que vous avez envie de marcher davantage, nous vous recommandons également une autre portion du littoral que nous adorons : le GR34 entre la plage du Port-Blanc et la plage de Saint-Énogat. Le sentier longe une partie plus sauvage de la côte et passe notamment par la jolie crique de la Roche Pelée. Entre les rochers, les petites plages et les points de vue sur la mer, cette randonnée est absolument magnifique !



Faire un tour au marché de Dinard
Après cette première promenade, nous avons rejoint le marché de Dinard. Véritable institution locale, il se compose des Halles de la Concorde, consacrées aux commerces de bouche, et d’un grand marché extérieur qui s’étend sur l’esplanade les mardis, jeudis et samedis matin. Nous avons pris le temps de nous promener entre les différents étals et de profiter de cette ambiance de marché que nous aimons tant. C’est un endroit très vivant, fréquenté aussi bien par les habitants venus faire leurs courses que par les voyageurs à la recherche de produits bretons ou de quelques souvenirs. On y trouve de l’alimentaire, des vêtements, des objets pour la maison et de nombreux produits locaux.
Les halles sont ouvertes tous les matins et permettent de retrouver les commerçants de bouche même lorsque le marché extérieur n’a pas lieu. Si vous souhaitez découvrir l’ensemble du marché, essayez toutefois d’organiser votre passage un mardi, un jeudi ou un samedi. Les horaires peuvent varier selon la saison : vous pouvez retrouver les informations actualisées sur le site de Dinard Côte d’Émeraude Tourisme. Le quartier du marché est également un excellent point de départ pour découvrir le centre-ville. Nous avons profité de notre passage pour flâner dans les rues voisines, entrer dans quelques boutiques et regarder les vitrines des nombreuses galeries d’art de Dinard. Une manière très agréable de découvrir la ville à un rythme tranquille avant de déjeuner.


Déjeuner au restaurant Petit Bleu
Pour le déjeuner, direction chez Petit Bleu, une adresse installée à seulement quelques pas du marché. Ce restaurant fut l’une des très belles découvertes de notre séjour ! Dès notre arrivée, nous avons été séduits par le lieu, son atmosphère chaleureuse et sa décoration aussi douce qu’originale. Pour la petite anecdote, ce sont les gérants eux-mêmes qui ont dessiné les différents croquis que l’on retrouve sur les murs et dans l’ensemble du restaurant. Ce détail rend la décoration encore plus personnelle et contribue à cette impression d’entrer dans une véritable maison. On sent immédiatement que chaque élément a été choisi et imaginé avec beaucoup de soin.
L’accueil était tout aussi agréable. Petit Bleu propose une cuisine du marché, créative et faite maison, qui évolue au fil des saisons et des produits disponibles. Nous avons choisi le menu du jour et nous n’avons vraiment pas été déçus : les assiettes étaient aussi jolies que savoureuses et tout était excellent ! Nous sommes repartis conquis et avec une seule certitude : nous reviendrons lors d’un prochain passage à Dinard !
Adresse : 31 rue de la Vallée, 35800 Dinard
Réservation : site officiel du restaurant Petit Bleu


Découvrir les mosaïques d’Odorico à Dinard
L’après-midi, nous avions rendez-vous pour une visite guidée consacrée aux mosaïques d’Odorico. Nous avions déjà eu la chance de suivre celle proposée à Rennes et nous l’avions adorée ! Cette nouvelle visite constituait donc un très beau prolongement à nos premières découvertes. À Dinard, le travail d’Odorico prend une dimension encore différente. Les mosaïques se mêlent à l’architecture balnéaire et aux lignes géométriques du style Art déco, créant des façades et des intérieurs particulièrement élégants. Le résultat est parfois coloré et spectaculaire, parfois beaucoup plus discret. Sans les explications de notre guide, nous serions certainement passés à côté de plusieurs détails !
Pendant environ 1 h 30, nous avons parcouru les rues de Dinard en nous arrêtant devant d’anciennes boutiques, des cafés, des façades et des halls d’immeubles. Nous avons appris à reconnaître certains motifs, certaines couleurs et certaines techniques caractéristiques du travail d’Odorico. La visite demande surtout de rester curieux : il faut lever les yeux, observer les sols et parfois regarder derrière une porte pour découvrir des décors insoupçonnés. Notre plus grand coup de cœur fut l’ancien hôtel Eden, situé au 4 rue Henri-Maulion. Les mosaïques qui habillent ses balcons s’intègrent merveilleusement bien à l’architecture du bâtiment. Nous avons également adoré l’ancienne boucherie-charcuterie du 1 rue de la Dorbelais, dont le décor rappelle encore la fonction originelle du commerce.
Vous pouvez consulter les prochaines dates et réserver la visite « Odorico et l’art de la mosaïque » auprès de Dinard Côte d’Émeraude Tourisme.




Retrouver l’ambiance de village de Saint-Énogat
Après la visite, nous avons rejoint Saint-Énogat, notre quartier préféré de Dinard. Un peu à l’écart de l’animation du centre-ville, il possède une identité bien à lui et une véritable ambiance de village. On y trouve une jolie place entourée de maisons en pierre, quelques commerces et, à seulement quelques pas, une très belle plage. C’est justement cette sensation de village dans la ville que nous aimons tant. Saint-Énogat semble encore préservé et la vie de quartier y est très présente. Les habitants se croisent autour des commerces, les terrasses s’animent doucement et l’on peut facilement tout faire à pied avant de rejoindre le bord de mer.
Ces dernières années, le quartier connaît un véritable renouveau et plusieurs nouvelles adresses y ont ouvert leurs portes. Parmi les dernières arrivées figurent notamment le Café de la Plage et l’Hôtel Saint-Énogat. Cette évolution apporte une nouvelle énergie au quartier sans lui faire perdre son atmosphère paisible et conviviale. Prenez le temps de vous promener autour de la place, d’observer les maisons et de descendre jusqu’à la plage. On peut également poursuivre la balade sur le sentier côtier pour retrouver les rochers, les criques et les villas qui bordent cette partie de Dinard. Pour nous, Saint-Énogat est vraiment une petite pépite et une étape à ne surtout pas manquer !





Dîner au Pic à Bulot
Pour le dîner, nous sommes restés au cœur de Saint-Énogat afin de découvrir le Pic à Bulot. À la fois bistrot marin et poissonnerie, cette adresse est idéale pour déguster du poisson, des coquillages, des crustacés ou un beau plateau de fruits de mer. La carte évolue régulièrement en fonction des arrivages et des produits de saison. Cette double activité de restaurant et de poissonnerie correspond parfaitement à l’ambiance du quartier : on peut s’installer pour dîner sur place, venir acheter du poisson ou commander un plateau de fruits de mer à emporter. Nous avons passé une très belle soirée et avons beaucoup aimé l’esprit convivial du lieu. Après une journée presque entièrement tournée vers la mer, entre la promenade au Clair de Lune, les villas et la plage de Saint-Énogat, ce dîner marin était une manière parfaite de terminer la journée !
Informations et réservation : site officiel du Pic à Bulot



Dormir à l’Hôtel Saint-Énogat
Nous avons terminé cette deuxième journée en dormant à l’Hôtel Saint-Énogat, une toute nouvelle adresse qui avait ouvert ses portes au début du mois d’août, quelques semaines seulement avant notre séjour. Nous étions donc particulièrement heureux de faire partie des premiers voyageurs à la découvrir ! Dès notre arrivée, nous avons eu l’impression de prolonger encore un peu les vacances au bord de la mer. La décoration est colorée, acidulée et pleine de jolis détails. Les teintes choisies, les formes et les motifs créent une atmosphère joyeuse sans en faire trop. L’ensemble est à la fois moderne, chaleureux et parfaitement adapté à l’esprit de Saint-Énogat.
Nous avons également reçu un superbe accueil, ce qui a rendu l’expérience encore plus agréable. L’hôtel a été imaginé comme une adresse à taille humaine, dans laquelle on se sent rapidement bien. Après cette longue journée de découvertes, nous étions ravis de retrouver un lieu aussi confortable et accueillant. Son emplacement constitue un autre véritable atout : l’hôtel se trouve au cœur du quartier, à deux pas des bonnes adresses et à seulement quelques minutes à pied de la plage. Il est donc possible de poser sa voiture et de profiter pleinement de Saint-Énogat à pied.
Réservation : site officiel de l’Hôtel Saint-Énogat





Jour 3 — Saint-Cast-le-Guildo, entre kayak, patrimoine et déjeuner perché
Pour cette troisième et dernière journée en amoureux sur la Côte d’Émeraude, nous avons rejoint Saint-Cast-le-Guildo. Cette étape fut certainement l’une des plus surprenantes de notre séjour ! Entre notre balade en kayak au cœur de l’estuaire de l’Arguenon, la découverte d’un château médiéval, un déjeuner perché dans un arbre et une randonnée jusqu’à notre plage préférée, la journée fut particulièrement riche.
Saint-Cast-le-Guildo possède plusieurs visages. Il y a le port du Guildo et son atmosphère paisible, les paysages sauvages du sentier côtier, mais aussi la station balnéaire, sa longue plage et ses rues commerçantes. Nous avons adoré passer d’une ambiance à une autre au fil de la journée.


Explorer le port du Guildo en kayak
Nous avons commencé la journée par une activité que nous attendions avec beaucoup d’impatience : une balade en kayak au départ du port du Guildo. Les horaires des sorties dépendent directement de la marée, car le port et une partie de l’estuaire peuvent rapidement se retrouver à sec lorsque la mer descend. Il est donc indispensable de vérifier les horaires et de réserver le bon créneau avant de venir. À notre arrivée, nous avons été accueillis par Stéphane, sa femme et leur fille, qui nous ont aidés à nous équiper et à préparer cette belle escapade. Cette petite entreprise familiale propose des kayaks individuels ou biplaces, mais aussi de magnifiques canoës et des paddles. Tous les trois sont passionnés, solaires et incroyablement accueillants : une rencontre comme nous les aimons tant pendant nos voyages !
Une fois sur l’eau, nous avons immédiatement compris pourquoi ils étaient aussi attachés à cet endroit. Le port du Guildo et l’estuaire de l’Arguenon offrent un cadre encore très sauvage, que l’on découvre dans un silence presque absolu. Quelques petites maisons en pierre apparaissent sur les rives tandis que les ruines du château du Guildo dominent le paysage. Depuis l’eau, le point de vue est complètement différent et particulièrement impressionnant. Nous avons adoré avancer doucement, simplement au rythme de nos pagaies, en observant le paysage autour de nous. L’absence de moteur permet de profiter pleinement du calme, d’écouter les oiseaux et de se sentir complètement seuls au milieu de la nature. C’était un moment suspendu et une très belle parenthèse à vivre tous les deux.
Le moment le plus inattendu fut notre rencontre avec les animaux résidents de l’estuaire. Petite correction importante : il ne s’agit pas d’otaries, mais de phoques veaux-marins ! Une petite colonie vit à l’embouchure de l’Arguenon et certains se reposent régulièrement sur les berges ou nagent à proximité du port. Ils étaient beaucoup trop mignons et les observer depuis notre embarcation restera l’un des très beaux souvenirs de cette journée. Il faut cependant garder à l’esprit qu’il s’agit d’animaux sauvages particulièrement sensibles au dérangement. Le site du château recommande de rester à environ 300 mètres, de ne jamais essayer de les suivre et de ne pas se diriger volontairement vers eux. S’ils apparaissent près de votre embarcation, restez calmes et laissez-les décider de leurs mouvements. Leur tranquillité doit toujours passer avant la photo !
Vous pouvez réserver votre embarcation auprès des Canoës du Guildo. Pensez à les contacter suffisamment tôt afin de connaître les créneaux compatibles avec les horaires des marées.



Visiter gratuitement le château du Guildo
Après avoir découvert le château depuis l’eau, nous avions très envie de l’observer de plus près. Perchées sur un éperon rocheux dominant l’estuaire de l’Arguenon, ses ruines offrent un décor assez spectaculaire. Le contraste entre les vieilles pierres, la végétation et l’eau qui serpente en contrebas est magnifique ! Le site retrace près de dix siècles d’histoire. Une première forteresse aurait été construite dès le XIe siècle, avant que le château ne soit transformé et agrandi à plusieurs reprises au fil des siècles. Les vestiges que l’on peut observer aujourd’hui correspondent principalement aux constructions des XIVe et XVe siècles. Sa position stratégique permettait de surveiller l’estuaire, les voies de navigation et le passage entre les deux rives. Progressivement abandonné à partir du XVIIe siècle, le château fut ensuite envahi par la végétation et utilisé comme carrière de pierres. D’importantes recherches archéologiques et plusieurs campagnes de restauration ont depuis permis de mieux comprendre son organisation et de rendre le monument accessible aux visiteurs.
Nous avons trouvé le circuit de découverte vraiment très agréable. Des aménagements permettent de circuler entre les différents vestiges et de mieux imaginer les anciennes pièces du château. Depuis les hauteurs, la vue sur le port du Guildo et l’estuaire est superbe. Avec un peu de patience, il est même possible d’apercevoir les phoques au loin, allongés sur les berges ou nageant avec la marée montante. La visite est libre et gratuite, ce qui en fait une très belle activité à intégrer à une journée dans les environs. Nous vous conseillons de prendre le temps de parcourir également les chemins qui entourent le château : le site naturel est presque aussi beau que le monument lui-même.


Faire sonner les Pierres Sonnantes du Guildo
À quelques pas du château, sur l’autre rive de l’estuaire, se cache une curiosité naturelle particulièrement amusante : les Pierres Sonnantes du Guildo. Il faut attendre que la mer commence à se retirer pour pouvoir rejoindre plus facilement cet amas de rochers installé sur la grève. Le principe est tout simple : il suffit de prendre une petite pierre et de frapper délicatement l’un des gros blocs pour entendre un étonnant son métallique. Nous nous sommes évidemment prêtés au jeu et c’est assez déroutant ! Certaines pierres résonnent davantage que d’autres et l’on se retrouve rapidement à toutes les tester pour trouver celle qui produira le plus joli son.
Ce phénomène s’explique par la composition de ces roches, appelées amphibolites. Plus riches en fer que des pierres ordinaires, elles émettent une sorte de tintement lorsqu’elles sont frappées avec un galet de même nature. Avant que cette particularité ne trouve une explication géologique, les Pierres Sonnantes ont naturellement nourri de nombreuses histoires locales. Une légende raconte notamment qu’elles dissimuleraient l’entrée du trésor du Diable !


Prendre l’apéritif et déjeuner perché dans un arbre
Nous avons ensuite vécu l’expérience la plus insolite de toute cette semaine en Bretagne : prendre l’apéritif et déjeuner perchés dans un arbre ! Cette aventure est proposée par Clément, le passionné qui se cache derrière La Tête en l’Air. Clément organise différentes expériences pour découvrir les arbres autrement : des initiations à la grimpe, des apéritifs et des repas perchés, mais aussi des bivouacs suspendus. Il travaille également auprès de personnes en situation de handicap afin de rendre cette pratique accessible au plus grand nombre. Nous avons rencontré quelqu’un d’une immense gentillesse, très pédagogue et profondément attaché à la nature.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés au pied d’un arbre gigantesque situé sur la pointe de la Garde. Une fois équipés, nous avons commencé à grimper progressivement le long du tronc jusqu’à rejoindre notre table installée dans les branches. L’expérience est déjà incroyable pendant l’ascension, mais la véritable surprise apparaît lorsque l’on découvre le panorama depuis les hauteurs. La vue était tout simplement splendide ! Installés au milieu des branches, nous profitions d’un panorama à 360 degrés sur Saint-Cast-le-Guildo et la mer. Sous nos pieds, nous observions la marée descendre progressivement, la plage s’agrandir et l’eau prendre cette magnifique couleur émeraude qui a donné son nom à la côte.
Nous pouvions aussi regarder les petites scènes de vie se dérouler en contrebas : les promeneurs sur la plage, les personnes qui profitaient du bord de mer et les bateaux au loin. Tout semblait minuscule et silencieux depuis notre arbre. Nous avons d’abord dégusté un petit apéritif, puis un délicieux repas, en prenant pleinement conscience de la chance que nous avions de vivre un moment pareil.
Vous pouvez découvrir les différentes expériences et réserver directement sur le site de La Tête en l’Air.


Randonner jusqu’à la plage de la Pissotte
Nous avons poursuivi notre découverte de Saint-Cast-le-Guildo en rejoignant la plage de la Pissotte, qui reste notre plage préférée de la commune. Beaucoup plus sauvage et discrète que la Grande Plage, elle se mérite un peu : elle est dissimulée le long du GR34, entre la pointe de la Corbière et la pointe du Châtelet. Il n’est pas possible de se garer directement à côté. Pour la rejoindre, il faut emprunter un sentier assez raide, puis descendre plusieurs marches. Prévoyez donc de bonnes chaussures, surtout si le sol est humide. Ce chemin contribue cependant beaucoup au charme du lieu : à mesure que l’on descend, la végétation s’ouvre et laisse progressivement apparaître la mer.
Une fois en bas, le décor est absolument magnifique. La petite plage est entourée de falaises et de végétation, avec une vue superbe sur Fort La Latte, qui se dessine au loin. Le lieu semble particulièrement préservé et donne l’impression d’avoir découvert une petite crique secrète. Nous vous conseillons de ne pas vous contenter de descendre jusqu’à la plage, mais de poursuivre la randonnée sur le GR34. Cette portion du sentier côtier offre de très beaux points de vue sur le littoral découpé, les criques et Fort La Latte. Le chemin peut être escarpé et caillouteux à certains endroits, mais les panoramas méritent largement l’effort.
Flâner sur la Grande Plage et la promenade du Soleil-Levant
Pour terminer la journée, nous avons retrouvé l’ambiance plus balnéaire de Saint-Cast autour de la Grande Plage. Longue d’environ deux kilomètres, elle s’étend entre le port d’Armor et la pointe de la Garde. Elle contraste complètement avec la petite crique sauvage de la Pissotte, mais possède un charme tout aussi agréable.
La promenade du Soleil-Levant longe une partie de la plage et permet de rejoindre tranquillement le port. C’est une balade facile, parfaite en fin de journée pour regarder la mer, observer les bateaux et profiter de l’atmosphère de la station.
Comme nous étions sur la Côte d’Émeraude pendant les grandes marées, le paysage changeait de manière spectaculaire en seulement quelques heures. À marée basse, le sable semblait s’étendre à perte de vue et chacun venait profiter de l’espace libéré par la mer. Puis l’eau remontait rapidement, effaçant peu à peu les traces de pas et rapprochant les vagues de la promenade. Nous avons adoré observer toutes ces scènes de vie rythmées par les marées.
Avant de repartir, ne manquez pas non plus les rues commerçantes du centre de Saint-Cast. On y trouve des cafés, des restaurants et plusieurs petites boutiques dans lesquelles flâner. Cette dernière promenade fut une jolie manière de conclure une journée particulièrement complète, qui nous aura fait découvrir Saint-Cast-le-Guildo depuis l’eau, depuis la terre… et même depuis la cime d’un arbre !




Jour 4 – Erquy en famille, entre randonnée et nuit perchée
Après trois journées en amoureux, nous étions très heureux de retrouver James, venu nous rejoindre pour passer le week-end avec nous ! Le soleil était au rendez-vous et nous avions imaginé deux belles journées en famille pour lui faire découvrir Erquy et Pléneuf-Val-André. Pour commencer, direction le cap d’Erquy, avec une randonnée accessible, un délicieux brunch face à la mer, la découverte d’un château et une nuit pour le moins insolite…

Randonner sur le circuit de la Pointe du Cap d’Erquy
Nous avons commencé cette nouvelle journée par le circuit de la Pointe du Cap, une boucle d’environ 4,5 kilomètres, classée facile. Nous nous sommes garés sur le parking de Lourtuais, très pratique pour rejoindre rapidement les différents sentiers. Le parking n’étant pas très grand, nous vous conseillons toutefois d’arriver assez tôt, particulièrement pendant les week-ends ensoleillés et en haute saison. Nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière sur le parcours, y compris avec James, qui n’a que quatre ans. Le sentier reste néanmoins côtier, avec quelques passages proches des falaises : il faut donc rester vigilants avec les jeunes enfants et prévoir de bonnes chaussures. En prenant notre temps, la randonnée était vraiment très agréable et parfaitement adaptée à une sortie en famille.
Les paysages sont absolument époustouflants ! Au fil du sentier, nous avons découvert les falaises de grès rose, la végétation rase du cap et cette incroyable succession de petites criques baignées par une eau aux nuances émeraude. Même si nous avons trouvé la végétation plus éprouvée qu’à l’ordinaire cette année, les contrastes entre la lande, la roche et la mer étaient magnifiques. Nous avons tous les trois été sous le charme ! L’un de nos passages préférés a été l’anse de Port-Blanc, dominée par son ancien four à boulets. Construit à la fin du XVIIIe siècle, celui-ci permettait autrefois de chauffer les boulets destinés à défendre la côte contre les navires ennemis. Aujourd’hui, il forme un joli point de repère au milieu de ce décor sauvage. Plus loin, les points de vue depuis la pointe du Cap permettent de mesurer toute la beauté du littoral d’Erquy.
Si la météo et les températures s’y prêtent, vous pouvez même terminer la randonnée par une baignade sur la plage de Lourtuais. Nichée au pied des falaises et accessible à pied, elle est particulièrement belle. Nous avons trouvé que c’était une très jolie manière de conclure la balade et de profiter encore un peu de ce cadre exceptionnel. Plusieurs autres randonnées permettent d’explorer les environs, notamment le circuit des plages sauvages et, bien sûr, le GR34. Il est donc tout à fait possible d’allonger la promenade ou de choisir un parcours plus sportif selon votre envie.




Bruncher chez Lulu
Après cette belle randonnée, nous avons rejoint Chez Lulu, une guinguette de plage installée dans l’enceinte du camping Saint-Michel. Sur le papier, on pourrait imaginer un simple restaurant de camping, mais l’adresse est bien plus que cela ! On y découvre une véritable cuisine maison, généreuse et savoureuse, préparée à partir de produits locaux. Le dimanche, Chez Lulu propose un brunch composé de deux mets salés, deux mets sucrés, une boisson fraîche et une boisson chaude. Au menu lors de notre passage : du sarrasin, des œufs, des champignons et plusieurs petites préparations pleines de saveurs. Tout était délicieux et nous avons adoré pouvoir goûter à plusieurs choses.
Nous avons déjeuné dehors, avec les pins et la mer en toile de fond. L’ambiance était simple, joyeuse et chaleureuse, avec ce petit parfum de vacances que l’on aime tant dans les campings au bord de l’eau. C’est exactement le genre d’adresse décontractée que nous recherchons lors de nos escapades : on y mange très bien tout en profitant pleinement du cadre. Chez Lulu propose également des tapas, des gaufres salées et sucrées, des glaces artisanales, des bières locales et des vins naturels. Une excellente adresse à retenir pour déjeuner ou prendre un verre après une journée à la plage !
Adresse : Chez Lulu, 137 rue Saint-Michel, 22430 Erquy
Informations : site de l’office de tourisme et compte Instagram de Chez Lulu



Admirer la plage et la chapelle Saint-Michel
Chez Lulu se trouve à proximité immédiate de la plage Saint-Michel, connue pour son îlot surmonté d’une petite chapelle. À marée basse, la mer se retire et laisse apparaître un passage naturel constitué de sable et de rochers. Il devient alors possible de rejoindre l’îlot à pied en une vingtaine de minutes. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de faire la traversée, mais le panorama depuis la plage était déjà saisissant. Voir la chapelle se détacher au-dessus de la mer, dans cette lumière éclatante, était magnifique. Le lieu change complètement de visage au rythme des marées, passant d’un îlot isolé à une petite presqu’île accessible à pied.
La chapelle actuelle a été construite en 1880, sur les fondations d’un premier édifice remontant au XIIIe siècle. Restaurée par des bénévoles, elle est aujourd’hui entretenue par l’association Les Amis de la Chapelle Saint-Michel. Si vous souhaitez rejoindre l’îlot, pensez impérativement à consulter les horaires des marées et les horaires de passage affichés sur la plage. Le chemin est rapidement recouvert lorsque la mer remonte et il ne faut jamais s’engager lorsque le temps disponible est insuffisant. La mairie d’Erquy publie les horaires de passage vers l’îlot Saint-Michel.
Visiter le château de Bienassis
Nous avons ensuite poursuivi notre journée au château de Bienassis, situé à quelques kilomètres d’Erquy. Dès notre arrivée, nous avons été impressionnés par cette élégante façade en grès rose, entourée de douves en eau et protégée par une enceinte fortifiée. L’ensemble est particulièrement harmonieux et semble presque hors du temps. L’histoire du domaine remonte au XIIe siècle, avec l’existence d’une première motte féodale. Le château de pierre que l’on découvre aujourd’hui a commencé à prendre forme au XVe siècle, avant d’être agrandi et transformé au fil des siècles. Il est toujours habité et appartient à la même famille depuis plus de cent ans, ce qui rend sa découverte encore plus vivante.
La visite guidée permet d’entrer dans plusieurs pièces du château et de mieux comprendre la vie quotidienne de ses différents occupants, du XVe siècle jusqu’à nos jours. À l’extérieur, le domaine s’étend sur plus de soixante hectares et comprend notamment un parc forestier, un jardin à la française ainsi qu’un potager. Nous avons trouvé l’ensemble sublime, aussi bien pour son architecture que pour l’atmosphère paisible qui règne dans les jardins. Les horaires des visites évoluent selon les saisons. Lors de certaines périodes, des visites guidées d’environ 1 h 30 sont proposées le dimanche à 14 h 30 et à 16 heures, mais pensez à vérifier le programme avant de vous déplacer. Toutes les informations actualisées sont disponibles sur le site officiel du château de Bienassis.



Dormir dans un nid perché à La Ville Es Renais
Pour terminer cette journée, nous avons vécu une expérience insolite en famille : dormir dans un nid perché à La Ville Es Renais ! Nous étions tellement heureux de partager cette aventure tous les trois. À peine arrivés, nous avons découvert un environnement bucolique, entouré de campagne, de maisons bretonnes et de moutons. Notre petit nid installé dans les arbres était particulièrement chaleureux. Sur la terre ferme, nous disposions d’une salle de bains avec des toilettes ainsi que d’un petit coin cuisine équipé notamment d’un micro-ondes. Nous avions donc tout le confort nécessaire tout en conservant le caractère original de cette nuit en pleine nature. Nous avons passé une très belle soirée à regarder le soleil se coucher sur la campagne, bercés par le chant des oiseaux. Une fois la nuit tombée, nous avons pris le temps de contempler les étoiles depuis notre nid. Le calme était absolu et nous avions vraiment la sensation d’être seuls au monde. C’était une parenthèse simple, paisible et magique, dont nous nous souviendrons longtemps.
Au réveil, Solenn nous avait préparé un délicieux petit déjeuner composé de produits locaux et faits maison. Le savourer dans cet environnement champêtre était la plus belle façon de commencer notre dernière journée sur la Côte d’Émeraude. La Ville Es Renais propose plusieurs hébergements, dont deux nids perchés, une chambre d’hôtes et un gîte familial. Une adresse pleine de charme pour vivre une nuit différente à quelques kilomètres du centre d’Erquy et du GR34.
Informations et réservations : La Ville Es Renais


Jour 5 — Les trésors de Pléneuf-Val-André en famille
Pour cette cinquième et dernière journée sur la Côte d’Émeraude, nous avons poursuivi notre week-end en famille à Pléneuf-Val-André. Nous connaissions déjà cette station balnéaire, mais nous ne nous lassons jamais de son atmosphère, de sa grande plage et de ses paysages qui se transforment complètement au fil des marées. Au programme : une balade à poney pour James, un déjeuner face à la mer, une passionnante découverte de la vie à marée basse et plusieurs très belles adresses. Une dernière journée particulièrement bien remplie pour conclure ce séjour en Bretagne !


Se promener sur la digue du Val-André
Nous adorons la promenade de la digue du Val-André ! C’est une véritable petite pépite pour admirer les anciennes villas de la station balnéaire, observer les mouvements de la marée et profiter de la grande plage. Lors de notre passage, nous nous sommes même laissé tenter par une partie de boules face à la mer, avec l’îlot du Verdelet en toile de fond. Difficile d’imaginer un plus joli décor ! Le paysage n’est jamais tout à fait le même. À marée haute, la mer s’approche presque de la digue et donne l’impression d’occuper tout l’horizon. Quelques heures plus tard, elle se retire et dévoile une immense étendue de sable sur laquelle les promeneurs, les familles et les pêcheurs à pied prennent peu à peu possession des lieux. Le matin, à l’heure du déjeuner ou au coucher du soleil, cette promenade reste magique. Même lorsque le ciel se couvre, elle conserve une atmosphère très particulière.
Nous aimons également beaucoup l’architecture qui entoure la plage. Entre les villas, le casino et les bâtiments aux lignes géométriques, le Val-André possède un petit air de station balnéaire d’autrefois. Certains endroits semblent presque sortis d’un film de Wes Anderson, avec leurs couleurs pastel et leur charme légèrement rétro. Il suffit de quitter la digue pour rejoindre les rues commerçantes, boire un café ou découvrir les petites boutiques de la station. C’est une balade toute simple, mais certainement l’une de celles qui résument le mieux l’esprit du Val-André. Ici, il n’est pas nécessaire d’avoir un programme très précis : on marche, on regarde la mer, on descend sur la plage et on profite de l’ambiance.





Faire une balade à poney avec vue sur la mer
Nous avons ensuite pris la direction du centre équestre La Jeannette pour une activité que James attendait avec impatience : une balade à poney ! Le centre se trouve dans un très bel environnement, entre campagne et littoral. Monter à poney avec la mer en arrière-plan, que demander de plus ? La Jeannette est ouverte toute l’année et propose des cours ainsi que différentes activités pour tous les âges et tous les niveaux. James a eu la chance de rencontrer Enzo, son adorable poney du jour, avec lequel il est parti pour une promenade d’environ trente minutes.
Le parcours traverse un environnement paisible, avec de jolis passages dans la campagne et plusieurs ouvertures sur la mer. La durée était parfaite pour un enfant de quatre ans : suffisamment longue pour vivre une véritable petite aventure, mais sans avoir le temps de se fatiguer. James était très fier sur le dos d’Enzo et a pris son rôle de cavalier particulièrement au sérieux ! Lors de notre visite, la balade de trente minutes coûtait 15 €. Pensez à prévoir un pantalon confortable et des chaussures fermées. Les tarifs et les créneaux pouvant évoluer, il est préférable de contacter directement le centre avant votre venue.
Informations : centre équestre La Jeannette



Déjeuner chez Mon petit pois m’a dit
Pour le déjeuner, nous avons découvert Mon petit pois m’a dit, un restaurant situé à quelques pas seulement de la promenade. L’adresse propose une cuisine du marché et une carte qui change tous les jours en fonction des produits disponibles et des inspirations de l’équipe. Nous nous sommes installés en terrasse, depuis laquelle on aperçoit même la mer. La décoration intérieure est pleine de charme, avec un univers vintage, chaleureux et légèrement décalé. L’accueil était également très agréable et nous nous sommes tout de suite sentis bien.
Le petit clin d’œil amusant de l’adresse se trouve directement dans son nom : un petit pois se glisse dans chaque assiette, y compris dans les desserts ! Nous avons goûté un cabillaud accompagné d’une sauce au lait de coco, ainsi qu’une salade thaï aux crevettes et aux cacahuètes. Les deux plats étaient frais, colorés et délicieux. Nous avons terminé avec un brookie en dessert, dans lequel se cachait, lui aussi, le fameux petit pois ! Nous avons beaucoup aimé le concept, la cuisine pleine de saveurs et l’ambiance décontractée. Comme le menu évolue quotidiennement, chaque passage réserve une nouvelle surprise. Une très belle adresse pour déjeuner au Val-André avant de retourner se promener sur la plage.
Adresse : Mon petit pois m’a dit, 4 rue Saint-Symphorien, 22370 Pléneuf-Val-André

Découvrir les animaux qui se cachent à marée basse
L’après-midi, nous avons participé à l’animation « Qui se cache à marée basse ? », proposée par l’office de tourisme. Cette sortie en petit groupe permet de découvrir toute la vie qui se dissimule sous les rochers et dans les petites flaques laissées par la mer lorsqu’elle se retire. Équipés de petits bocaux et de seaux remplis d’eau de mer, nous sommes partis explorer l’estran à la recherche de ses habitants. Nous avons pu observer des gobies, des crabes, des bulots, des bigorneaux et des bernard-l’ermite. Selon les marées et les endroits explorés, il est également possible de rencontrer de petites crevettes, des patelles, des anémones de mer ou encore de minuscules poissons cachés dans les flaques.
James était aux anges, totalement dans son élément ! Il a pris son rôle d’explorateur très au sérieux, scrutant chaque rocher avec attention et transportant soigneusement ses découvertes. Après quelques minutes de recherche, tous les participants se retrouvent pour observer mutuellement les petits trésors récoltés. L’animatrice prend alors le temps de nommer chaque espèce et de nous expliquer son mode de vie, ses particularités et la manière dont elle s’adapte au rythme des marées. Tous les animaux sont ensuite relâchés. C’est évidemment l’une des règles les plus importantes de l’activité. Pour protéger ce milieu particulièrement fragile, il faut manipuler les animaux le moins possible et toujours avec les mains mouillées, ne jamais les laisser en plein soleil et limiter leur temps d’observation dans les récipients. Lorsque l’on soulève une pierre, il faut aussi la remettre délicatement dans sa position initiale afin de ne pas détruire l’habitat qui se trouve en dessous. Enfin, on ne prélève rien et on veille à replacer chaque animal dans la même flaque ou sous le même rocher.
Cette animation était à la fois ludique et pédagogique, sans jamais ressembler à un cours. Nous avons tous les trois appris énormément de choses et elle nous a donné envie d’observer l’estran avec encore plus d’attention lors de nos prochaines promenades. Pensez à prévoir des bottes ou des chaussures pouvant aller dans l’eau, ainsi que des vêtements qui ne craignent ni le sable ni les éclaboussures !
Les dates de cette animation dépendent des horaires des marées. Vous pouvez consulter le programme et réserver auprès de l’office de tourisme de Pléneuf-Val-André.



Prendre le goûter chez Mille Cent Degrés
Après avoir passé une partie de l’après-midi les pieds dans l’eau, nous avons rejoint Mille Cent Degrés pour une pause bien méritée. Ce café céramique est une très jolie adresse, aussi agréable pour prendre un goûter que pour laisser parler sa créativité. Nous n’avions pas réservé d’atelier cette fois-ci et avons simplement profité du côté café. Les cookies étaient excellents, tout comme les cafés ! La décoration vaut à elle seule le détour : l’univers est coloré, acidulé et rempli de petits détails joyeux. L’ambiance est chaleureuse et donne immédiatement envie de s’installer.
Le principe du lieu est de choisir une pièce en céramique puis de la personnaliser avec les couleurs et les motifs de son choix. Une fois la création terminée, elle est émaillée et cuite sur place avant de pouvoir être récupérée. C’est une activité que nous aimerions beaucoup tester lors d’une prochaine visite, notamment avec James. Pensez simplement à réserver votre créneau en amont si vous souhaitez peindre une céramique, car le concept rencontre beaucoup de succès.
Adresse : Mille Cent Degrés, 123 rue Clemenceau, 22370 Pléneuf-Val-André
Informations : Instagram de Mille Cent Degrés




Dîner aux Baigneuses du Val
Pour notre dernier dîner, nous avions réservé une table aux Baigneuses du Val, installées directement sur la digue. C’est l’une des adresses à ne pas manquer à Pléneuf-Val-André si vous aimez les poissons frais, les huîtres et les crustacés. Le restaurant profite d’une très belle situation face à la baie. La terrasse permet de déjeuner ou de dîner avec la mer à l’horizon, tandis que l’intérieur offre une ambiance plus feutrée et contemporaine. La carte met naturellement les produits de la mer à l’honneur et évolue régulièrement. Le homard bleu est d’ailleurs l’une des grandes spécialités de la maison.
De notre côté, nous avons commencé par des huîtres avant de choisir une sole. Les produits étaient frais, parfaitement préparés et nous nous sommes régalés. Après une journée passée à observer les marées et les petites créatures de l’estran, ce dîner face à la mer était une très jolie manière de conclure notre séjour.
Adresse : Les Baigneuses du Val, 80 rue de l’Amiral-Charner, 22370 Pléneuf-Val-André
Réservations : site officiel des Baigneuses du Val



Dormir au Refuge Lomy
Pour notre dernière nuit, nous avons découvert le Refuge Lomy, un logement vraiment pas comme les autres ! Céline et son mari possèdent plusieurs hébergements qu’ils rénovent eux-mêmes, chacun imaginé dans un univers différent. On ressent immédiatement le travail, la créativité et toute l’attention apportée au moindre détail. Le Refuge Lomy bénéficie d’une très belle vue sur la mer, que l’on peut même admirer depuis le jacuzzi privatif. À l’intérieur, les équipements rendent l’expérience encore plus insolite : une table de billard permet de prolonger la soirée en famille et une véritable salle de cinéma a été aménagée pour regarder un film dans une ambiance particulièrement immersive.
Nous avons adoré la chambre inspirée de la lune et des étoiles, qui nous a transportés dans un autre univers dès que nous avons franchi la porte. La salle de bain, entièrement imaginée comme une grotte, est elle aussi spectaculaire. Chaque pièce réserve une surprise et l’ensemble ne ressemble à aucun autre hébergement que nous avions pu tester auparavant.
Informations et réservations : Lomy Bretagne


Reportage en collaboration avec Sensation Bretagne. Comme d’habitude, nous restons libres de nos propos !


